ANCÊTRES

LEQUEL EST VOTRE ANCÊTRE? LES DEUX SOUCHES PRINCIPALES

Les différentes recherches effectuées jusqu’à ce jour permettent d’affirmer que les familles des noms de Faucher et Foucher descendent d’au moins deux couples d’ancêtres. Originaires de la France, ces ancêtres ont émigré en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Il s’agit de Jean Foucher marié à Jeanne Malteau de Richecourt dont les descendants portent les noms de Foucher et Faucher, et de Léonard Faucher dit Saint-Maurice marié à Marie Damois dont les descendants portent les noms de Faucher, Châteauvert et Saint-Maurice.

Toutefois plusieurs autres portant le nom Faucher ou Foucher ont émigré en Nouvelle-France aux 17e et 18e siècle. Il est impossible d’affirmer pour le moment s’il y a encore des descendants des autres ancêtres.

En incluant ces deux couples d’ancêtres reconnus ayant encore des descendants, au moins sept Français du nom de Foucher et deux du nom de Faucher sont venus en Nouvelle-France au cours du 17e siècle et 18e siècle. Voici la liste de tous ces Faucher et Foucher, dans l’ordre d’arrivée approximative, selon les informations connues à ce jour :

1- … Foucher

Le premier est un Foucher dont on ne connaît pas le prénom. Il est au pays en 1626, travaillant à Québec, puis à la ferme du Cap-Tourmente, comme fermier de Samuel de Champlain. Ce dernier avait entrepris de faire construire une habitation au Cap-Tourmente et d’y installer en permanence quelques hommes pour la conservation du bétail, ainsi qu’une étable et deux corps de logis. 4 Foucher y dirigeait une équipe de huit travailleurs. La ferme fut envahie et pillée vers le 9 juillet 1626 par une troupe de traîtres Français envoyée de Tadoussac par les frères Kirke qui, venus pour s’emparer de Québec, commandaient les navires anglais. Foucher fut fait prisonnier. Malmené par ces derniers, il réussit à s’échapper avec l’aide des Indiens et dans sa fuite, les Anglais lui « frisèrent les moustaches » de la pointe de leurs arquebuses.1 Foucher passe l’hiver à Québec et le 26 juin 1629, se rend à Gaspé dans la barque d’Eustache Boullé, beau-frère de Champlain, pour pouvoir finalement retourner en France avec d’autres Français. 4

2- Jehan Fouchez et Jeanne Malteau de Richecourt

Jehan Fouchez s’établit à l’île d’Orléans en 1656. Il est le fils de Pierre et de feue Jeanne Troplonge, originaire du bourg de Cressac, près d’Angoulême en Saintonge (aujourd’hui en Charente). Il épouse le 4 novembre 1659 à Notre-Dame de Québec, Jeanne Malteau de Richecourt, fille de feu Paul et de Marie Gaubert, de St-Jean de LaCassine, près de Charleville-Mézières en Picardie (aujourd’hui en Ardennes). Ce couple est à l’origine de la souche des Foucher de l’île d’Orléans dont quelques descendants ont conservé le nom de Foucher, alors que plusieurs sont devenus des Faucher. Ils ont eu trois fils nés à Ste-Famille. 2

3- Léonard Faucher dit Saint-Maurice et Marie Damois

Un premier Faucher est signalé à Québec au recensement de 1666, apprenti charpentier engagé chez Antoine Rouillard. Il s’agit de Léonard Faucher dit Saint-Maurice, fils de Barthélémy et de Sibylle (alias Bénigne dite « Binle ») Briance, de la paroisse de Saint-Maurice de Limoges, dans le Limousin (aujourd’hui en Haute-Vienne). Il s’établit à la Pointe-aux-Trembles de Québec (Neuville) avec une « fille du roi », Marie Damois, qu’il a épousée le 15 octobre 1669 à Québec. Marie Damois est la fille de Pierre et Marie Lefebvre, originaires de St-Jean d’Elbeuf, près de Rouen en Normandie (aujourd’hui en Seine-Maritime). Ce couple qui a eu onze enfants, est la source des Faucher de Neuville dont plusieurs descendants ont pris les surnoms de Châteauvert et Saint-Maurice.

4- Jacques Foucher dit Laviolette et Geneviève Chevalier

Un quatrième Foucher, Jacques Foucher dit Laviolette, fils de François et de Jeanne Ghichetel, de Reignac près de Barbezieux et Cognac, en Saintonge (aujourd’hui en Charente), épouse à Montréal le 26 janvier 1701, Geneviève Chevalier fille de Joseph et Françoise-Marthe Barton. Brasseur de bière et sergent de milice à Montréal, Jacques Foucher y est décédé le 9 juin 1718, sans laisser de postérité. Sa veuve épouse François Bougret dit Dufort à Montréal le 24 octobre 1719.

5- Joseph Faucher et Marguerite Marcot

Un deuxième Faucher, Joseph, d’origine inconnue, contracte mariage devant le notaire Guillaume de Nevers le 27 janvier 1704, avec Marguerite Marcot, fille de Nicolas et Martine Tavrey; est présent à son mariage Jean Pérusse « compère et ami ». Le contrat est déposé le 29 janvier 1715 au greffe du notaire Laneuville à Lotbinière où ils ont vécu. Ils ont eu cinq enfants dont trois fils se sont mariés. Deux sont établis à Saint-Louis de Lotbinière et l’autre à Yamachiche. On retrace de leurs descendants pendant au moins sept générations.

6- Robert Foucher dit Saint-Aubin et Hélène Lemieux

Un cinquième Foucher, Robert Foucher dit Saint-Aubin, d’origine inconnue était fils de Jacques et Françoise Friard. Il épouse le 23 novembre 1705 à Québec, Hélène Lemieux, fille de Gabriel et Marguerite Leboeuf et déjà veuve de René Paquet. Au recensement de 1716, Robert Foucher est cabaretier à la basse-ville de Québec. Ce couple est sans postérité.

7- François Foucher dit Fouchet, Marie-Bernadine Lebé et Marie-Josèphe Legardeur

Un sixième Foucher, François Foucher dit aussi Fouchet, venu de Maillebois, évêché de Chartes en Beauce (aujourd’hui en Eure-et-Loire), est arrivé à Québec comme écrivain du roi et secrétaire de l’Intendant François Bigot en 1723. Fils de Jacques et Charlotte-Elisabeth Joubert, François Foucher a aussi été nommé procureur du roi à la prévôté de Montréal le 29 avril 1727. D’un premier mariage à Marie-Bernadine Lebé, fille de Jean-Jacques et Françoise Lemaître, le 21 novembre 1724 à Québec, il eut un seul fils : Jean-François, né le 5 mars 1726. Marie-Bernadine Lebé est décédée à Québec (dans l’église) six jours après avoir donné naissance à cet enfant. François Foucher se remarie à Lauzon le 2 octobre 1728, à Marie-Josèphe Legardeur de Courtemanche, fille d’Augustin et de Marie-Charlotte Charet. De ce deuxième mariage sont nés treize enfants dont le premier est baptisé à Québec et les autres à Montréal. Il est impossible de confirmer si des descendants du couple vivent encore aujourd’hui.

8- Antoine Foucher et Marie-Joachim Chénier

Un septième Foucher, Antoine, marchand et notaire public, fils de Jean-Baptiste et de Claude Baudin, était originaire de Bourges dans le Berry (aujourd’hui dans le Cher). Il a pratiqué sa profession de notaire de 1746 à 1800 dans la région de Montréal.5 De son premier mariage à Lachine le 11 novembre 1743, à Marie-Joachim Chénier, fille de Jean-Baptiste et Barbe Rapin, il a eu trois fils et sept filles parmi lesquels six sont décédés en bas âge. Marie-Joachim est décédée à Montréal le 23 janvier 1786; l’année suivante, Antoine Foucher se remarie le 4 août à Montréal, à Marie-Louise Giguère, veuve de Jean-Marie Descaries. Aucun enfant n’est né de ce second mariage. Le notaire Antoine Foucher est inhumé à Montréal le 17 février 1801, veuf de Marie-Louise Giguère depuis le 14 mars 1795. Il n’y a plus de descendants du nom de Foucher dès la troisième génération.

Sources:

1- Dictionnaire biographique du Canada, Presses de l’Université Laval, Québec, 1966, Vol. 1, p. 319.

2- FAUCHER-ASSELIN, Jacqueline, Biographie de Jean Foucher et de Jeanne Malteau de Richecourt et l’histoire d’une lignée, Sillery 1988.

3- JETTÉ, René, Dictionnaire généalogique des familles du Québec, Presses Université de Montréal, 1983.

4- LACOURSIÈRE, Jacques, Histoire populaire du Québec, des origines à 1791, vol. 1, Éditions du Club Québec-Loisirs Inc. (1996) et Éditions du Septentrion, 1995.

5- LALIBERTÉ, Jean-Marie, Index des greffes des notaires décédés, Publication B. Pontbriand, Sillery 1967.

6- LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), Tome 2, La Maison des ancêtres et les Archives nationales du Québec, Sillery 1999.

7- TANGUAY, Cyprien, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, Éditions Élysée, 1975.